Un avis de décès tient en quatre informations : qui est mort, quand, qui l'annonce, et où se dérouleront les obsèques. Le reste — les formules, la longueur, le ton — est libre : aucune règle ne s'impose, et aucune loi n'oblige à publier quoi que ce soit.
Le premier point à savoir quand on s'y met à trois heures du matin : personne ne va juger le texte, et il n'existe pas de version correcte.
Avis de décès ou faire-part : ce n'est pas la même chose
Les deux mots servent souvent l'un pour l'autre. La différence utile :
- L'avis de décès annonce la mort. Il paraît vite, dans un journal ou sur un site, et s'adresse à un cercle large — ceux qu'on ne peut pas prévenir un par un.
- Le faire-part est envoyé nominativement, par courrier ou par message, et donne surtout les informations de cérémonie.
En pratique, la plupart des familles écrivent un texte unique qui annonce la mort et indique le lieu et l'heure des obsèques.
Textes de faire-part de décès
Un faire-part s'adresse à des gens qu'on connaît : plus court, plus direct. Cinq situations, cinq textes à reprendre et à changer.
Sobre, celui qui convient dans tous les cas.
Claire Dubois et ses enfants vous font part de la mort de Marie Dubois, née Rolland, le 3 septembre 2026, à l'âge de 74 ans. La cérémonie aura lieu le mardi 9 septembre à 14 h 30, au crématorium de Montpellier.
Après une mort attendue, quand l'entourage savait déjà.
Vous avez été nombreux à prendre des nouvelles de Marie ces derniers mois. Elle est morte le 3 septembre 2026, chez elle, avec ses enfants. Nous nous retrouverons le mardi 9 septembre à 14 h 30, au crématorium de Montpellier.
Après une mort brutale, où le texte dit aussi qu'on n'est pas en état de répondre.
Marie Dubois est morte accidentellement le 3 septembre 2026. Nous vous prévenons sans pouvoir en dire davantage aujourd'hui. La cérémonie aura lieu le mardi 9 septembre à 14 h 30, au crématorium de Montpellier. Merci de ne pas appeler d'ici là.
Après des obsèques dans l'intimité, envoyé une fois la cérémonie passée.
Nous avons le regret de vous faire part de la mort de Marie Dubois, née Rolland, le 3 septembre 2026, à 74 ans. Selon son souhait, ses obsèques ont eu lieu dans l'intimité familiale. Ceux qui le souhaitent pourront venir se recueillir sur sa tombe, au cimetière Saint-Lazare de Montpellier.
Pour une cérémonie religieuse, qui en donne le lieu et la nature.
Claire Dubois et ses enfants vous font part de la mort de Marie Dubois, née Rolland, le 3 septembre 2026, à l'âge de 74 ans. Une messe sera célébrée le mardi 9 septembre à 10 h, en l'église Sainte-Anne de Montpellier, suivie de l'inhumation au cimetière Saint-Lazare.
Ce qu'il contient, dans l'ordre
L'ordre compte plus que le style : qui parcourt une page d'avis cherche un nom.
- Les personnes qui annoncent, avec leur lien de parenté : « Son épouse Claire, ses enfants Paul et Léa ». C'est ce qui situe la famille quand le nom est courant.
- Le nom du défunt, en clair, avec le nom de naissance pour une femme mariée (« Marie Dubois, née Rolland ») — sinon la moitié des gens ne reconnaissent personne.
- L'âge ou la date de naissance, et la date de la mort.
- La cérémonie : date, heure, lieu exact. L'information la plus lue de tout le texte — en évidence, pas en fin de paragraphe.
- Les consignes de la famille : fleurs, dons, cérémonie dans l'intimité.
Trois formules d'avis à adapter
Pour composer le texte à partir de vos informations, le modèle d'avis de décès le met en forme dans l'ordre ci-dessus. Les trois formules suivantes montrent les registres possibles.
Sobre.
Claire Dubois, ses enfants Paul et Léa, ont la tristesse d'annoncer la mort de Marie Dubois, née Rolland, survenue le 3 septembre 2026, à l'âge de 74 ans. La cérémonie aura lieu le mardi 9 septembre à 14 h 30, au crématorium de Montpellier.
Plus personnelle, pour dire un mot de qui elle était.
Marie a passé quarante ans à enseigner à l'école Jean-Moulin. Elle est morte le 3 septembre 2026, entourée des siens. Sa famille invite ceux qui l'ont connue à la rejoindre le mardi 9 septembre à 14 h 30, au crématorium de Montpellier.
Quand la cérémonie est privée.
La famille de Marie Dubois a la tristesse d'annoncer sa mort, survenue le 3 septembre 2026. Les obsèques auront lieu dans l'intimité familiale. Ni fleurs ni couronnes : des dons peuvent être adressés à [association].
Les formules consacrées — « s'est éteinte paisiblement », « nous a quittés » — sont très employées, et elles ont leur raison d'être : leur douceur ménage ceux qui lisent. Les reprendre n'a rien d'une faute. « Est morte », plus direct, convient aussi : choisissez les mots dans lesquels la famille se reconnaît.
Où le publier
Trois canaux, qui se cumulent :
- La presse quotidienne régionale, encore le réflexe majoritaire. Parution payante, au nombre de lignes, à réserver la veille pour le lendemain.
- Les sites spécialisés, dont les tarifs varient : publier un avis coûte 49 € sur Dans Nos Cœurs et 50 € sur Libra Memoria (relevé le 7 septembre 2026), tandis qu'avis-de-deces.net ne publie que par l'intermédiaire des pompes funèbres. Déposer des condoléances sous un avis est gratuit partout.
- Les réseaux sociaux, qui ont leurs propres règles — à qui on annonce la mort avant de publier, et ce qu'on n'écrit pas : un sujet à part entière.
Les pompes funèbres rédigent et transmettent l'avis à votre place si vous le demandez : beaucoup de familles ignorent que c'est inclus dans la prestation.
Ce qu'on regrette après coup
- Une erreur de date ou d'heure de cérémonie. La seule vraie faute : faire relire ce paragraphe par quelqu'un d'autre, systématiquement.
- Oublier une branche de la famille parmi ceux qui annoncent. Les fâcheries nées d'un avis de décès sont plus fréquentes qu'on ne croit.
- Les détails médicaux. « Après une longue maladie » suffit, et rien n'oblige à l'écrire.
- Publier avant d'avoir prévenu les proches. Apprendre une mort par un journal est une blessure durable : les appels d'abord.
Ce que l'avis n'est pas
Ce n'est pas une démarche administrative. La seule formalité obligatoire dans les premiers jours est la déclaration du décès à la mairie — faite par l'établissement dans les 24 heures à l'hôpital ou en Ehpad, au plus vite par un proche à domicile, où la loi ne fixe pas de délai ; les autres suivent un calendrier précis, et se cochent une par une dans la checklist des démarches.
L'avis ne remplace pas non plus ce qui se dira ensuite : les mots qu'on écrit à la famille se cherchent avec d'autres règles. Comme pour tout hommage rendu à un proche, le texte le plus simple est presque toujours le mieux reçu.
Vérifié le 7 septembre 2026 : aucune obligation de publier un avis de décès ne figure au code civil ni sur service-public.gouv.fr ; la seule formalité imposée dans ce délai est la déclaration du décès à la mairie (fiche « Un proche est décédé », F16507). Revérifié le 15 octobre 2026 : le délai de 24 heures ne vaut que pour les établissements de santé et les Ehpad ; à domicile, il n'y en a aucun (fiche « Déclaration de décès », F909). Les tarifs se demandent au titre concerné ou aux pompes funèbres. Révisé le 25 octobre 2026 : deux textes de faire-part ajoutés (obsèques dans l'intimité, cérémonie religieuse).




