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Rendre hommage

Créer une page commémorative en ligne : ce qu'il faut réunir et décider

Julien

Julien

Fondateur de forevr

CéliaRelu par Célia

4 min de lecture

Pour créer une page commémorative en ligne, on réunit d'abord quelques photos, les dates et une phrase de présentation, puis on décide trois choses : publique ou protégée, qui peut y écrire, et qui l'administre avec vous. La page se remplit ensuite à plusieurs, en partageant son lien aux proches — pas en une soirée, seul devant l'écran. Avant de choisir un service, trois questions suffisent : combien de temps la page reste en ligne, ce qu'on récupère si le service ferme, et qui peut la modifier.

Ce qu'il faut réunir avant de commencer

Pas grand-chose, et rien n'a besoin d'être complet :

  • Le nom, les dates de naissance et de décès, telles que vous voulez les voir écrites.
  • Une photo de portrait nette, de face si possible. C'est elle qui s'affichera en tête et quand le lien sera partagé.
  • Une dizaine de photos pour commencer. Les autres viendront des proches, qui en ont que vous n'avez jamais vues.
  • Deux ou trois phrases de présentation : ce qu'il faisait, où il vivait, ce qu'on retient de lui. Un texte de l'avis de décès ou du discours des obsèques convient très bien.
  • La liste des personnes à prévenir, en pensant à celles qui ne sont pas venues aux obsèques.

Les vidéos, les enregistrements de voix, la musique qu'il écoutait se rajoutent plus tard. Attendre d'avoir tout pour commencer, c'est souvent ne jamais commencer.

Trois décisions à prendre

Publique ou privée. Une page publique s'ouvre à toute personne qui a le lien. Une page privée demande un mot de passe, que vous transmettez aux proches. La page publique convient à un défunt qui avait une vie sociale large — collègues, club, voisinage ; la page privée à une famille qui veut rester entre elle.

Qui peut écrire. Il y a en général trois niveaux : les visiteurs, qui laissent un message ; les proches invités, qui ajoutent photos et souvenirs ; les administrateurs, qui gèrent tout. Décidez qui est dans quel cercle avant d'envoyer les liens.

Qui administre avec vous. Ne restez pas seul. Un frère, une cousine, un enfant qui pourra reprendre la page dans vingt ans : si vous êtes le seul à pouvoir la modifier, elle dépend de votre adresse mail et de votre mémoire du mot de passe.

L'ordre des étapes

  1. Créer la page avec le nom, les dates, le portrait et la phrase de présentation. Dix minutes.
  2. Déposer les premières photos et un ou deux souvenirs écrits, pour que la page ne soit pas vide quand les proches l'ouvriront.
  3. Inviter deux ou trois proches à y contribuer avant de la diffuser largement. Une page où plusieurs voix se répondent se lit autrement qu'un album posté par une seule personne.
  4. Partager le lien : dans le message qui annonce le décès, sur le faire-part de remerciement, sur la tombe par un QR code.
  5. Revenir aux dates qui comptent : l'anniversaire, la Toussaint, une photo retrouvée. Une page ne vit que si quelqu'un y revient.

Ce qui fait qu'une page vit encore dans deux ans

Une page remplie d'un coup, puis laissée telle quelle, devient une vitrine : on la regarde une fois. Celles qui durent ont en commun trois choses. Elles sont ouvertes aux contributions : les proches y déposent ce qu'ils ont, un message, une photo, une anecdote. Elles sont faciles à retrouver : un lien gardé dans un groupe familial, un QR code sur la tombe. Et quelqu'un y revient à dates fixes, ce qui entraîne les autres.

Les messages de condoléances reçus peuvent y trouver leur place : voir le livre d'or de condoléances.

Trois questions à poser à tout service

Combien de temps la page reste-t-elle en ligne ? Un service gratuit finance rarement un hébergement sur des décennies, un abonnement s'arrête avec le dernier paiement. Demandez une durée écrite, et ce qui se passe à son terme. Voir combien de temps dure un espace hommage, et pour le coût, mémorial en ligne gratuit ou payant.

Que récupère-t-on si le service ferme ? Des entreprises du secteur ont déjà fermé en emportant les pages de leurs clients. Cherchez un bouton qui télécharge tout — photos d'origine, textes, messages —, et essayez-le. Voir si l'entreprise ferme.

Qui peut modifier la page ? Vérifiez qu'il est possible d'avoir plusieurs administrateurs, que chaque proche peut corriger ou retirer ce qu'il a déposé, et qu'un message déplacé peut être supprimé.

Un exemple : l'espace forevr

C'est la démarche que suit forevr. La création est gratuite pendant quatorze jours, sans compte : le temps de remplir la page à plusieurs avant de décider. L'espace peut être public ou protégé par un mot de passe. Les visiteurs y laissent un message ou allument une bougie sans compte ; les proches invités par un lien ajoutent photos et souvenirs, et gardent la main sur ce qu'ils ont déposé ; un lien administrateur se partage pour ne pas rester seul à gérer. Les administrateurs peuvent télécharger à tout moment une archive de tout le contenu. L'activation se paie une fois, à partir de 19 €, sans abonnement, et comprend trois autocollants QR pour la tombe, avec une garantie de 10 à 30 ans selon l'offre, remplacement gratuit compris.

Les autres façons de marquer ces premières semaines sont réunies dans le dossier sur l'hommage.

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